martedì 18 ottobre 2011

giovedì 4 agosto 2011

Il y a...

www.lucetgeenhaiti.canalblog.com

Un petit link vers le blog réfléchi et à la vision altruiste de Géraldine Liénart, une amie d'enfance et grande voyageuse dans l'ame et dans les faits.

Il y a …

Un an jour pour jour, nous embarquions pour un voyage au long court, dont nous ne connaissions ni la durée, ni les étapes bien définies…

Un an que nous avons décidé de tenter l’aventure, laissé la « stabilité », le « confort » pour barouder par monts et par vaux, au hasard des sentiers…

Un an moins une nuit que je ne pouvais trouver le sommeil en pensant, ou plutôt, en imaginant ce qui nous attendait, nous attendrait dans les prochaines semaines, mois après mois, paysages et continents, cultures et contre-cultures.

Un an que les portes du train se sont refermées et que j’ai alors réalisé que l’Aventure avait déjà commencé sur le quai de la gare. Je n’ai jamais écrit sur cette petite heure festive qui a précédé l’embarquement ; alors que tous s’efforçaient –y compris nous-mêmes - de sourire et de trinquer en l’honneur des « grands voyageurs », en quelques secondes, les cœurs se sont resserrés et dans une émotion plus ou moins contenue, les au-revoir se sont fait…

et défait… Charleroi Sud, le 14 mai, jour des retrouvailles familiales, autre lieu public cette fois, un hall d’aéroport avec son flot de passants et méli-mélo d’émotions… Absence d’intimité vu le chassé croisé de ceux qui partent, de ceux qui restent, de ceux qui vont chercher quelque chose, ailleurs, ceux qui en reviennent… Devant la mécanique d’un tapis à bagages, j’attends mon sac à dos, « maison corporelle » de ce voyage, que je me réjouis déjà de ne plus porter, de « poser » mais je mesure la symbolique de ce geste, … dans quelques minutes, le voyage prendra fin… enfin,…peut-être pas tout compte fait, sans doute ne s’arrête-t-il jamais ; il est en nous ; et en lui, notre flot de souvenirs qui jaillissent ici et là, sans qu’on les invite, sans qu’on s’y attende, quelque soit le moment…

Un an, je n’étais pas en mesure de répondre à LA question de savoir ce que nous avons préféré… s’il est seulement possible de se remémorer chaque détail de cette formidable épopée et d’en extraire ne fût- ce qu’un instant ou un paysage ou tout autre chose encore que notre mémoire aurait transformé en souvenirs transfigurateurs.

Un an, je n’avais pas pris le temps de me poser et de mettre mon esprit au repos, puisque le voyage meut nos corps et disloque nos esprits des habitudes et du quotidien, nous permettant, pas après pas, journée après journée, de prendre de la distance et par là même de nous distancer de nos vies « dans la vraie vie ».

Un an, j’avais déjà eu la chance de vivre au quotidien avec l’homme que j’aime,… loin, dans ces contrées sacrifiées sur les cartes, aux connotations nébuleuses ; mais je n’avais pu encore apprécier la dimension tendre et complice que revêt l’amour à chaque minute, chaque heure de la journée pendant près de dix mois.

Un an, je ne connaissais pas le bonheur de me réveiller chaque matin sous de nouveaux auspices, dans un nouveau décor, bercé par une nouvelle langue, dans un décor odorant, épicé, tantôt dans le froid ou la chaleur.

Un an, je ne percevais l’universalité du monde, aussi vaste soit-il, avec ces codes certes divers mais si semblables quand il s’agit pour tout un chacun de boire et manger, de communiquer.

Le regard surtout ne trompe jamais, il trahit toujours l’émotion qui nous traverse. Tantôt il y eut des yeux pétillants, tantôt intriguant, nous renvoyant à notre statut de voyageurs, de touristes, … je préfère voyageur qui renvoie à voyager, que touriste qui renvoie à « faire du tourisme », et d’une passivité sans nom, sorte de bric-à-brac qui veut tout dire et rien dire. Comme d’autres, nous dirons, nous avons « fait » l’Inde, la Birmanie… Grotesquerie que ce verbe « faire », summum d’une pauvreté lexicale, qui signifie bien tout et son contraire. Nous avons, au mieux, « parcouru » des pays et traversé des frontières, vécu un quotidien chaque jour réinventé en fonction de nos envies, des possibilités offertes, ne pouvant tenir compte de toutes celles qui nous ont échappées, faute d’avoir bien regardé. A ce fameux regard, il revient encore,… Voir, voir le monde pour mieux le vivre et le comprendre. Expérience subjective, unique pour nous deux dans notre « individualité », unique pour « nous deux » aussi. Elle n’aura plus jamais son pareil, figée dans une temporalité dépassée, derrière nous…

Un an, je n’étais pas tout à fait celle que je suis aujourd’hui, grandie d’avoir vu, parcouru, choisi, de m’être laissée guider par mon instinct et d’avoir fait confiance à la route, à la main tendue de mon mari,…

Au chemin de la vie, à l’instar de ce monde où se mêlent les gouffres et les pics grandioses sur fond de lumières vaporeuses …

Géraldine

mercoledì 4 maggio 2011

PLOSSU au Musée de la photographie de Charleroi

Du 28 mai au 18 septembre 2011, le Musée de la Photographie - Centre d’art contemporain de la Communauté française Wallonie-Bruxelles présentera ses nouvelles expositions dont celle consacrée à Bernard Plossu.

Le musée nous invite ainsi à découvrir cette exposition en présence de Bernard Plossu lors du vernissage qui se déroulera le vendredi 27 mai 2011.
Une occasion aussi de voir les expositions de Susanna Majuri (Nordic water tales), de Meli (L’autre Royaume) et de Bieke Depoorter dans le cadre de la Galerie du Soir.

Voici une petite anticipation de la couverture du livre de Bernard Plossu publié par le Musée de la photographie de Charleroi. Et quelques photographies qui seront exposées au Musée de la Photographie de Charleroi.



Musée de la Photographie
11 Avenue Paul Pastur
6032 Mont-sur-Marchienne











Immortaliser Charleroi avant qu’elle ne mue…

Charleroi se modifiera inévitablement les prochaines années au gré des grands travaux annoncés. Les chantiers de l’extension du métro et de la Place de la Digue ont débuté depuis de nombreux mois déjà et la physionomie du Charleroi d’hier a déjà quelque peu disparu. Face à ces premiers signes de changement, le Musée de la Photographie a émis le souhait de recueillir en une série de clichés le visage de ce Charleroi en pleine mutation.
Une première mission photographique a été confiée au photographe Bernard Plossu. D’autres lui emboîteront le pas.

Charleroi lui plaisait. Il y était venu déjà à diverses reprises à l’invitation du Musée, y retrouvant un peu des villes américaines et de ses banlieues interminables, un peu des chantiers de La Ciotat près de Marseille et de sa population métissée. «Charleroi a une gueule» nous répétait-il souvent, «une ambiance de film». Un soir, après un vernissage, alors que Xavier Canonne le ramenait à son hôtel, il lui demanda de faire le tour du ring dans sa voiture ; ils en fîrent cinq ou six, par une belle nuit qui détaillait dans l’éclairage urbain les façades illuminées et la profondeur d’un paysage qui semblait ne connaître de limites. Ce fut tout naturellement que Xavier Canonne lui parla du projet qu’il nourrissait et qu’il accepta d’emblée, sans en connaître encore les conditions. Plossu revint un mois de novembre et entreprit de photographier la ville dans cette urgence qui lui sied, comme s’il ne devait jamais s’arrêter, demandant de reprendre dix fois encore le chemin de ce périphérique tant décrié des habitants de Charleroi, que Xavier Canonne tient aujourd’hui pour l’une des spécificités de la ville.

Bernard Plossu est un photographe de renommée internationale ; il a à son actif de nombreuses expositions dans des lieux prestigieux et diverses monographies importantes. Il est en outre représenté dans les principaux musées et centres de photographie du monde entier. Né en 1945, il a longtemps vécu aux USA. Influencé par le cinéma français, par la Nouvelle Vague en particulier, son style se caractérise par une photographie mouvante, mobile, sorte de visions furtives qui suggèrent une ville plutôt qu’elles ne la racontent. Même s’il a, depuis quelques années, fixé son domicile dans la ville portuaire et populaire de La Ciotat, non loin de Marseille, il demeure un voyageur, rassemblant en blanc et noir les villes qu’il semble traverser à vive allure.

mercoledì 13 aprile 2011

Réseaux sociaux : l’échec presque garanti sauf si…

Un article très intéressant rédigé par le blogeur belge qui monte: Albin Wantier. Parfait pour les experts en communication qui se retrouvent parfois dépaysés dans un monde en changement perpétuel. Anti-tech s'abstenir.

Je vous le vous repropose tel quel mais vous le trouvez au link suivant: cinq-w.blogspot.com

Un article de Libé a récemment attiré mon attention sur un phénomène qui divise encore les experts du web : l’échec cuisant de certains réseaux sociaux. Car si les consultants en stratégie de communication s’accordent tous pour affirmer qu’il faut être présent sur les facebook, twitter et consorts, ils ne parviennent toujours pas à répondre clairement à la question : « Ok, mais pour y faire quoi ? » Dialoguer, pardi ! Les entreprises commerciales disposent ainsi d’un espace d’échange direct avec les consommateurs, les partis politiques peuvent créer une dynamique participative avec les électeurs, les ONG peuvent interroger (et interpeler) directement les citoyens.

En théorie, le rêve de tout communicant : toucher la cible sans devoir passer par les intermédiaires (presse, insertions publicitaires, sponsoring d’événements, etc.) Oui, mais…

Oui mais les réseaux sociaux, malgré leur immense potentiel, bouleversent littéralement le rapport classique entre l’émetteur (l’entreprise, le parti politique, l’ONG) et le récepteur (le consommateur, l’électeur, le citoyen). Nous ne nous situons plus dans une logique d’un message unilatéral, mais bien, comme son nom l’indique, d’une structure en réseau au sein de laquelle chaque participant devient à la fois récepteur et émetteur. Dialoguer avec les consommateurs sur facebook ne se limite pas à les bombarder de messages publicitaires, il s’agit aussi d’écouter leurs commentaires et, surtout, de pouvoir y répondre de manière constructive (et rapide).

Voilà peut-être un élément qui explique pourquoi de nombreuses initiatives de « réseaux sociaux » se plantent royalement : dialoguer intelligemment ne s’improvise pas et implique une remise en question profonde de notre manière de concevoir nos métiers de communicants. C’est ce que confirme d’ailleurs une récente étude allemande sur le sujet : 81% des responsables marketing interrogés (dans 12 pays européens) avouent ne pas avoir adopté de stratégie particulière pour gérer leur présence sur les réseaux sociaux.
Je le dis et je le répète : dialoguer ne s’improvise pas. C’est une véritable révolution qui exige de se démarquer d’un siècle de pratiques publicitaires.

Faites-le savoir !

Je me permets également de rebondir sur plusieurs points soulevés par le blogueur Christophe Ginisty à propos de l’échec des Créateurs de Possibles, le réseau social de l’UMP.


D’une part, l’absence de « rabattage ». C’est de nouveau une erreur stratégique : une présence sur les réseaux sociaux doit être soutenue par une stratégie multicanaux : emails, bannering, etc. Je le constate moi-même au quotidien sur mes différents blogs : des relances régulières via des emails ciblés ou des liens publiés sur des forums spécialisés amènent systématiquement des pics de fréquentation, mais aussi de nouveaux abonnés (qui restent fidèles). Il n’est donc pas inutile de relancer régulièrement une piqure de rappel sur un public bien ciblé.


D’autre part, et c’est mon avis personnel, l’expérience m’a appris que la meilleure manière d’inciter une communauté (fans d’une page facebook, abonnés à un blog, etc.) à sortir de son inertie, c’est de créer une « polémique argumentée ». Les contenus consensuels ou lissés n’attirent plus le commentaire (sans doute à cause de l’inflation de contenus). Par contre, un bon pavé dans la mare déclenchera une vague de réactions en chaînes. D’où l’intérêt de lancer innocemment une petite bombe, tout l’art de l’exercice consistant à avoir au préalable scénarisé les possibles réactions et préparé un argumentaire ad hoc. Si je me base sur mon expérience personnelle, une banque qui applique des tarifs plancher pourrait ouvrir le débat sur le thème de « Tous les banquiers sont des voleurs », scruter attentivement les réactions de la communauté et déballer ses arguments marketing à chaque commentaire qui la remettrait en cause. Facile à dire, pas forcément évident à appliquer au jour le jour. Mais encore une fois : c’est la polémique (toute maîtrisée et calculée soit-elle) qui ouvre le débat, pas le consensus.

Un petit exemple


Un bon exemple pour illustrer cette tendance : début décembre, quelques « amis » de facebook ont cru bon d’afficher comme statut un message indigné comparant le prix que coûte un réfugié à la collectivité avec nos milliers de sans-abris et pensionnés qui croulent sous le seuil de la pauvreté. Ces propos sans aucune nuance (et que je trouve personnellement d’une stupidité abyssale) ont amené le blogueur Antoine Nélisse à publier un long argumentaire remettant en perspective la situation des réfugiés, tordant ainsi le cou à de nombreux canards et rappelant que la comparaison entre réfugiés et pensionnés n’avait aucun sens. Le lien a rapidement circulé sur la toile, s’est retrouvé placardé sur les murs des facebookers indignés par l’attaque frontale du titre volontairement provocateur choisi par Antoine Nélisse : « Vous avez raison. Laissez-les crever. »

Résultat : en 2 semaines, ce post a été vu plus de 15.000 fois (contre une moyenne qui oscille entre 150 et 300 vues pour les autres messages de ce blog) et a suscité environ 300 commentaires (contre 10 maximum pour les autres messages). Un véritable débat s’est ouvert où chacun a pu défendre ses opinions, étudier (parfois) les contre-arguments, avancer des statistiques (ou des contre-vérités), voire carrément s’engueuler violemment. Et qui a permis à son auteur de répondre patiemment (malgré quelques attaques personnelles) aux nombreux lecteurs qui empruntaient des raccourcis parfois un peu trop faciles. Avec un titre plus lisse et un propos moins offensif (ici, il s'adressait directement - mais poliment - à des centaines de personnes qui avaient publié le même statut sur facebook), le même article aurait sans doute attiré 10 fois moins de visites.

Cet exemple, a priori anodin, illustre bien ce que je voulais démontrer au niveau des organisations : dialoguer sur les réseaux sociaux demande un minimum d’audace, de maîtrise, de préparation et surtout, beaucoup de ressources.


Conclusion
Avant d’inscrire votre organisation sur les réseaux sociaux, pensez à suivre les étapes suivantes :

1. Adoptez une stratégie de communication spécifique, avec des objectifs à atteindre clairement identifiés. Interrogez-vous sur les bénéfices que votre organisation pourrait tirer d’une présence sur les réseaux sociaux. Formez (ou engagez) des spécialistes capables de communiquer, mais aussi d’écouter et réagir en conséquence. Oubliez les règles classiques de la communication. Plus qu’un message à transmettre, votre stratégie consistera aussi à récolter des informations sur les attentes de votre public-cible.

2. Gardez toujours à l’esprit que dans ce nouvel espace, vous n’êtes qu’un acteur du dialogue parmi d’autres. Vous n’imposerez pas votre message aussi facilement que dans les médias traditionnels. Le succès dépendra de votre capacité à vous adapter aux réactions de la communauté et des réponses que vous apporterez aux questions qu’elle soulèvera.

3. Faites-le savoir ! La communauté ne se créera pas d’elle-même. Vous devrez la rameuter à coups d’invitations et de rappels réguliers. Soyez transparents (autant que possible) sur les objectifs, les thèmes abordés. Différenciez-vous de la concurrence et n’oubliez pas que votre cible est matraquée chaque jour de nombreuses invitations du même type. Sachez marquer votre différence et attiser la curiosité de votre public.

4. Usez de la polémique argumentée. Vous ne récolterez aucune réaction sur des lieux communs. Sachez à l’avance où vous voulez aller et ne lancez aucune polémique sur laquelle la communauté pourrait vous attaquer (ou préparez à l’avance un contre-argumentaire exhaustif).

5. Arrêtez de dormir : une communauté sur le net continue de vivre après les heures de bureau. Il vous faudra donc prévoir des ressources en suffisance pour assurer une permanence 24h/24. Sur la toile, quelques heures d’inaction suffisent pour que votre image vous échappe complètement.

martedì 21 dicembre 2010

On parle de moi et de mes Hipstamatic sur le web ...

www.cinq-w.blogspot.com

Hipstamatic et les vignettes ... une "nouvelle" façon de photographier vintage