
Une enquête sur la discrimination montre que, encore aujourd'hui, aucun pays n'est réellement parvenu à éliminer l'écart entre les sexes. Tant et si bien que l'Italie détient le record négatif en termes de participation et de possibilités économiques.
Cette recherche part de là: un voyage à travers des histoires de femmes qui ont choisi de pratiquer une profession «masculine» ou qui occupent des postes que la société a toujours considéré réservés au sexe "fort". Ce projet ne s'inscrit pas sous le signe d'une polémique féministe, mais part d'une réflexion presque anthropologique sur le rôle des femmes dans le monde du travail contemporain. Working Girls devient un portrait de la société d'aujourd'hui.
Chaque photographie est accompagnée d'une brève carte d'identité qui explique les personnages et leurs caractéristiques, et qui cherche également à mettre l'accent sur la perception que chacun a de son travail. Certains de ces métiers sont très masculins, d'autres ne le sont plus et d'autres sont tout simplement hors du commun et sont considérés masculins par certains et ambivalents par d'autres. Cette analyse conduit alors à une réflexion sur où commence le coté masculin et où finit le coté féminin, mais aussi et surtout sur les idées qui sous-tendent ces hypothèses.
Les images sont délibérément de lecture simple, mais chacune a une atmosphère particulière grâce à l'environnement de travail, à la lumière et au personnage. Le projet existe en série, mais également de manière individuelle.
Le projet se termine avec mon portrait, la photo-reporter, le travail que j'aime et que j'ai choisi, mais, comme d'autres dans la série, qui implique inconfort et contre-indications pour une fille comme moi.
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